jeudi 1 juin 2006

Michel Barnier vs. Marie France Garaud, un an après le NON au référendum

Interrogé hier sur BFM dans la tranche 12-15, Michel Barnier montre une fois de plus qu'il est le pire avocat de l'Europe, et illustre l'incapacité des élites parisiennes à comprendre le message des partisans du Non (dont je faisais partie).

Ecouter Michel Barnier insister sur la raison vitale de faire l'Europe ... s'opposer aux "Etats-Unis qui veulent tout contrôler", c'est traverser les mers pour se retrouver brièvement dans la chaleur moite de Cuba ou du Vénézuela. Dans ces pays-là également, l'opposition aux Etats-Unis permet de faire gober au peuple tous les renoncements, tous les mensonges et toutes les pertes de liberté.

"nous ne décidons plus tout seul dans un certain nombre de domaine" : c'est plus qu'un euphémisme, un déni de réalité peut être

"il faut réduire le droit de véto à certains sujets fondamentaux" ... dont la fiscalité ! et sûrement pas la famille évidemment, ni les autres sujets qui intéressent le plus les citoyens ...

Heureusement Marie-France Garaud est là pour insister sur la nécessité fondamentale de réformer l'Europe en définissant clairement les domaines de compétences de l'Europe et ceux des nations. Ce n'est pas le cas actuellement, car comme Mme Garaud veut bien le rappeler, la Cour Européenne s'est arrogé le droit de se mêler de tout.

On n'en sortira pas, tant que ce travail profondément démocratique n'aura pas été effectué, nous vivrons en TYRANNIE BRUXELLOISE. La France était en position de force après le référendum pour faire passer ce message, elle ne l'a pas voulu. Cela restera comme un des plus graves erreurs du deuxième mandat de Chirac.

Les deux interviews sont accessibles en podcast, ici=8#|fr]

vendredi 21 avril 2006

La Cour Européenne de Justice mise en garde par le chancelier autrichien ...

L'indifférence, voire le mépris, pour les opinions nationales risquent de développer le sentiment anti-européen. C'est en substance ce qu'a déclaré Mr. Wolfgang Schüssel, le chancelier autrichien, dont le pays a subi plusieurs "défaites" à la Cour.

Selon le chancelier, plusieurs cas récents montrent que la Cour Européenne de Justice ne respecte pas le principe de subsidiarité - selon lequel les décisions doivent être laissées au plus bas niveau approprié, c'est-à-dire au plus local. Or la Cour semble favoriser en revanche systématiquement la centralisation, en faisant de l'harmonisation un objectif en soi, quitte à bousculer les opinions.

Il est temps pour Mr.Schüssel de se rendre compte en effet que l'ensemble des institutions de Bruxelles fonctionne, tel un empire, sur ce mode, en imposant un agenda politique qui lui est propre indépendamment des opinions et du bien public.

mercredi 12 avril 2006

Barroso se réjouit de la défaite de Berlusconi

Selon le Figaro, le président de la commission européenne, le portuguais José Manuel Barroso, pourtant de centre droit et dont le parti siège au PPE, aurait déclaré que la victoire de Prodi constitue une "bonne nouvelle" pour l'Europe.

Ce sont des propos choquants, digne d'un empire à l'égard d'une province. Ils ne participeront sûrement pas à faire aimer l'Europe dans le coeur des italiens de droite. L'Europe est au service des citoyens, et non les dirigeants européens au service de Bruxelles.

jeudi 30 mars 2006

Des fonds pour les envahisseurs turcs

Lu dans le journal du MPF

"Comme chacun sait, le territoire chypriote est divisé entre un sud indépendant et un nord occupé militairement par la Turquie depuis 1974, et ce malgré de nombreuses condamnations internationales. Afin de réunifier ces deux territoires, un référendum a été proposé en avril 2004 aux Chypriotes turcs et aux Chypriotes grecs. Or ces derniers ont rejeté massivement le plan de réunification proposé par les Nations Unies et l'UE au motif que non seulement il leur proposait des conditions iniques, mais que de plus il était extrêmement favorable au camp turc.

Cela n'a pas empêché la Commission Européenne de montrer clairement ses préférences et d'allouer quand même à la partie turque l'aide de 259 millions d'euros initialement prévue en cas de réunification, allant même jusqu'à ouvrir un bureau de représentation dans cette partie du territoire occupée illégalement par la Turquie ! Mais les cadeaux accordés à l'envahisseur ne s'arrêtent pas là : le Conseil de l'Union européenne vient d'approuver, sans débat, un règlement qui met en place un instrument de soutien financier au développement économique de la communauté chypriote turque pour un montant de 139 millions d'euros, règlement qui a recueilli, bien entendu, l'assentiment du commissaire chargé de l'élargissement, Olli Rehn"

Commentaire personnel : ceux qui nous rabattent les oreilles toute la journée avec le droit international - concept médiatico-diplomatique très tendance, lorsqu'il s'agit de l'Irak ou de la Palestine, sont bien coi lorsqu'il s'agit de Chypre ...

vendredi 24 février 2006

La Turquie aurait demandé des excuses au Danemark

C'est Namik Tan, porte parole du ministère turc des affaires étrangères, qui a fait cette demande officielle :

"The Danish government ought quickly to announce that Denmark does not accept denigration of the Prophet Muhammed such as the cartoons in Jyllands-Posten gives voice to. Denmark should apologize for what’s happened and make it clear that the Danish government wants nothing to do with the cartoons."

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vendredi 17 février 2006

Not in our name, Mr Solana !!

Javier solana n'en finit pas de faire pénitence. Le coordinateur de la politique étrangère de l'UE, le socialiste espagnol Javier Solana fait le tour des capitales arabes et joint sa voix au concert des "inquisiteurs" qui plaident pour une restriction de la liberté d'expression. Avec lui c'est l'Europe entière qui donne un spectacle pathétique de faiblesse, d'absence de la moindre solidarité interne, et d'esprit munichois.

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jeudi 16 février 2006

Åland contre les technocrates de Bruxelles ou David contre Goliath

Une belle histoire de démocratie qui risque de faire du bruit : l'ile d'Åland, entre la Suède et la Finlande, se prépare à faire payer très cher à la bureaucratie bruxelloise son intransigeance et son mépris.

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