Les "throwies", nouvelle forme de street art hyper-polluante
Par le conservateur, vendredi 5 mai 2006 à 01:14 :: Arts & Culture :: #393 :: rss
On ne connait que trop les tags et autres graphs, vandalisme nihiliste qui ne respecte rien et n'apporte rien non plus. Une nouvelle forme de "street art", invention d'une bande d'agitateurs, le Graffiti Research Lab, semble connaître un succès grandissant.
Les utilisateurs de ces "throwies" - des LED colorés aimantés que l'on dispose à son gré, se défendent en prétendant créer de la gaieté. Le résultat est en effet parfois séduisant. Arte parvient néanmoins à les ridiculiser en les transformant en activistes politiques parce qu'ils oseraient dénoncer Dick Cheney (?!?)
Le vandalisme n'est pas dans l'altération des monuments ou des murs que le nettoyage fragilise, comme c'est le cas pour les tags. Il est dans le mépris de l'environnement de cette nouvelle "forme d'art" : le throwie, c'est un led, un aimant et une pile au lithium. Des milliers de piles au lithium, bientôt des dizaines de milliers seront répandues dans la nature, la grande majorité n'étant pas récupérée, au dire même des utilisateurs. Les piles sont parmi les polluants les plus agressifs, et ce sont les premiers objets de consommation courante à avoir fait l'objet d'un recyclage systématique.
L'ironie, c'est évidemment que les créateurs comme les utilisateurs, ou les promoteurs comme la chaine Arte qui en a parlé dans son émission Tracks, sont des PROGRESSISTES, et donc de "farouches défenseurs de l'environnement" dès que celui-ci est attaqué ... par les Kapitalistes et le clan Bush. Mais manifestement pas lorsque des milliers d'imbéciles balancent dans la nature autant de piles au lithium ...
Pour ma part, j'apprécie une nouvelle forme de street art subversif : le calvaire ! Je connais des gens qui en ont réinstallé en bordure de chemin ou de pature. Ces artistes contestataires ne respectent décidément rien !!!
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