Mr de Villiers pose le problème comme il est : le problème ne vient pas de nous mais de l'islam.

Or ce n'est pas à nous "d'interpréter" la religion des autres. Qui sommes nous pour juger qui est un "bon" musulman et qui est un "mauvais" musulman ? Sur la base de quels critères ? Il faut être logique : si l'on détermine en fonction de nos valeurs qui est un "bon musulman", on est déjà dans le "rejet de l'islam".

Qui est le plus "islamophobe" entre l'un qui va décerner des lauriers de "bon musulman" selon ses propres critères occidentaux, et donc ne respecte pas en son for intérieur cette religion, ou celui qui prétend, comme Mr de Villiers, que l'islam est incompatible avec nos valeurs, et laisse le donc le soin aux musulmans, dans le cadre de leur culture - c'est-à-dire en dehors d'Europe, d'établir leurs propres critères de valeurs ? N'y a-t-il pas finalement plus de "respect" dans l'attitude de Mr.de Villiers ?

A l'islam nous répondons par nos valeurs positives, celle du christianisme. Qu'ont-ils à opposer, les progressistes, chantres du vagabondage sexuel, de l'individualisme égotiste et de la destruction de la famille ? Que vaut le "respect" de ceux qui n'ont même plus le respect d'eux-mêmes ? Et qui voudrait serrer la main d'un fourbe qui détruit sa propre maison ? Que vaut le "dialogue des cultures" dans la bouche de ceux qui n'ont plus de "culture" ?

(rappelons évidemment que le terme islamophobe a été inventé par des islamistes en costume cravate comme Mr Tariq Ramadan, pour mieux museler leurs opposants ; à l'instar de l'homophobie qui permet astucieusement - sur la base de quelques rares cas de violence anti-homo tout à fait condamnables, d'interdire toute opinion critique sur des thèmes comme le "mariage homo" ou l'adoption d'enfants par les "couples de même sexe")