Je ne vois que des hommes tournés vers un parti extrémiste, engagés idéologiquement, qui n'ont à aucun moment - encore - frayé avec son versant militaire. Et, bizarrement, j'y vois de réelles raisons d'espérer: dans la jeunesse de culture musulmane de nos cités européennes, il existe une minorité de délaissés séduits par des thèses extrémistes, vivant avec le sentiment - à tort ou à raison - que la société occidentale les lessive, les broie, comme elle l'a fait autrefois avec leurs pères. Mais ils ne sont pas aveugles au point de déclencher des moments de terreur en réponse à leur mal-être: nous devons les aider, tendre la main, essayer de comprendre leur désespoir. Surtout il faut vite nous défier des réactions islamophobes qui servent d'abord les chefs extrémistes soucieux de montrer à leurs jeunes oies que l'Occident les rejette en bloc, tout en se réappropriant leurs origines musulmanes.

Par définition, tant qu'un terroriste ne s'est pas fait "sauter le caisson", il n'en est pas un. Drôle de logique. Mr. Dasquié découvre les difficultés de la lutte contre le terrorisme ... Comment les identifier avec qu'ils ne passent à l'acte ? Commençons par combattre l'idéologie, et muselons les imams nazis. Pourquoi les jeunes palestiniens se font exploser dans des pizzérias et pas les autres opprimés de la planête - qui sont nombreux ? Prédisposition génétique ? sûrement pas ... propagande médiatique et pédagogique pratiquée dès leur plus jeune âge ? c'est la raison principale.

Ce ne sont pas les hommes qu'il faut combattre et montrer du doigt, mais l'idéologie, celle de l'islamisme. "tendre la main, essayer de comprendre leur désespoir" : tout cela ressemble fort à une rédition si l'on ne cloue pas le bec à tous les barbus-nazis qui gravitent dans l'ombre, et diffusent leur poison par internet, par les paraboles et dans les prêches.