L'indifférence, voire le mépris, pour les opinions nationales risquent de développer le sentiment anti-européen. C'est en substance ce qu'a déclaré Mr. Wolfgang Schüssel, le chancelier autrichien, dont le pays a subi plusieurs "défaites" à la Cour.

Selon le chancelier, plusieurs cas récents montrent que la Cour Européenne de Justice ne respecte pas le principe de subsidiarité - selon lequel les décisions doivent être laissées au plus bas niveau approprié, c'est-à-dire au plus local. Or la Cour semble favoriser en revanche systématiquement la centralisation, en faisant de l'harmonisation un objectif en soi, quitte à bousculer les opinions.

Il est temps pour Mr.Schüssel de se rendre compte en effet que l'ensemble des institutions de Bruxelles fonctionne, tel un empire, sur ce mode, en imposant un agenda politique qui lui est propre indépendamment des opinions et du bien public.