Fermeture d'hôpitaux : une nécessité de santé publique
Par le conservateur, mercredi 19 avril 2006 à 19:21 :: Sujets de Société :: #329 :: rss
La médecine a deux vitesses existe bel et bien en France. Ce concept infâmant que l'on attribue au système anglo-saxon est pratiqué "en douce" dans la France des années 2000. Dans le milieu médical, tout le monde sait que certains hôpitaux sont de véritables "abattoirs" qu'il faut fuir comme la peste : des statistiques, des noms circulent. La raison est simple : une équipe qui ne pratique pas suffisamment d'opérations ou ne dépiste pas suffisamment de cas difficiles n'en a rapidement plus la capacité.
Le projet de fermeture de plus d'une centaine de blocs en France, détaillé par le Figaro déclenchera comme d'habitude une vague de protestations, de la part des élus locaux, des populations, et des socialistes - pourtant tout à fait conscients du problème.
Il s'agit encore d'un bel exemple du prix que l'on paye à refuser de pratiquer la pédagogie des faits. Ce n'est pas la politique qui est brutale, c'est la réalité. Il faut dire en face à la France que les hôpitaux ou les maternités peu actives sont dangereuses pour la santé dès qu'il s'agit de cas graves. On y meurt beaucoup plus qu'ailleurs. Mais qui aura le courage d'aller contre la démagogie qui règne sans partage dans la France de 2006 ?
Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire