(Mohammed Bedjaoui, ministre algérien des Affaires étrangères) a affirmé que l'Afrique compte quelque 17 millions de migrants, soit 2 pour cent de sa population. Un Africain sur dix sera un migrant d'ici 2025, si la tendance actuelle se maintient. En 2050, 9 pour cent des migrants seront africains, faisant de cette population la plus mobile au monde. En 2002, les migrants africains constituaient près de 5 pour cent des populations étrangères vivant dans les pays occidentaux. Près de 4 millions de diplômés de l'université se sont établis en Europe et presque autant dans d'autres régions du monde. Chaque année, cet exode incite plus de 80 000 personnes à partir, sur lesquelles 23 000 sont titulaires de diplômes universitaires. Ils sont encouragés par des "politiques d'admission sélective des migrants, parfois couverts par les discours sur les migrations choisies adoptées par un nombre toujours plus important de pays dévreloppés.

Alpha Oumar Konaré, président de la Commission de l'Union africaine, a évoqué le coût financier de cette fuite des diplômés, qu'il compare à un nouveau pillage de l'Afrique :

l'Afrique fait actuellement appel à des milliers de travailleurs étrangers dans les secteurs concernés par cet exode des cerveaux, ce qui coûte au continent plus de 4 milliards de dollars par an

Une opinion peu courante que l'on aimerait voir relayée plus souvent par nos médias, qui à l'instar de TF1 sont trop occupés à "démontrer" en quoi l'immigration illégale en Europe serait vitale pour l'Afrique (cf. JT de 20h, mardi 4 avril).