Notre bon archevêque, Mgr André Vingt-Trois, a fustigé la violence et le mépris de la loi du mouvement anti-CPE, dans une intervention au pèlerinage de Chartres, rapporté par l'agence AP. Les interventions de l'Eglise à contre-courant des mouvements sociaux sont assez rares pour qu'on souligne la pertinence et le courage de celle-ci.

Mgr Vingt-Trois, dans une apparente allusion à certaines dérives du mouvement étudiant contre le CPE, a par ailleurs dénoncé "l'intimidation, le vote forcé, les décisions enlevées à l'arraché, la destruction des outils intellectuels, livres et instruments de travail".

Et d'ajouter: "Quand on me dit que les A.G. sont manipulées et les décisions arrachées par des minorités d'influence, je me demande si on n'abandonne pas le terrain en laissant dépérir les organisations démocratiques".

"Tout cela a fonctionné en Europe au XXe siècle, en Allemagne et en Russie", a-t-il noté. "Notre démocratie devrait avoir honte de voir resurgir en son sein les fantômes des totalitarismes."