Libération rapporte aujourd'hui que la direction de l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), à l'origine de cette journée portes ouvertes a du finalement quitter son propre établissement sous la menace de personnes extérieures, qui se sont livrées comme cela était prévisible à maints vols et dégradations - l'exemple de la Sorbonne ne suffit-il pas ??

Je m'en voudrais d'accabler les professeurs et la direction de l'EHESS dans ce moment difficile, mais l'on ne peut que s'étonner de l'incroyable naïveté que cela démontre !! N'importe quel citoyen qui parcourt les rues de France ces derniers jours, à Paris en particulier, a compris qu'une bonne partie des activistes anti-CPE n'ont rien à voir avec les étudiants ou les lycéens, et sont un ramassis de sans-papiers, d'anars, de voyous des cités, etc.

Finalement, au risque de mettre au panier temporairement la charité chrétienne, réjouissons-nous. Que ceux qui trouvent la violence de la rue légitime et l'illégalité romantique mordent la poussière qu'ils ont eux-mêmes contribué à soulever. Le gauchisme de salon, celui qui applaudit aux attentats suicides à 5000 km de distance, ou qui défend la mise à sac de la Sorbonne et la dégradation du patrimoine, est puni par où il a pêché, dépassé par le monstre qu'il a contribué à enfanter.

«Je suis désespérée par la tournure que cela prend», confiait une jeune femme, inscrite en philo, qui avait participé à tous les débats.

Lorsque l'on fait appel à la rue, et que l'on se refuse à condamner des actions illégales - blocages et dégradations - on en assume les conséquences. Les violences ne sont pas une dérive du mouvement, mais une composante intégrante d'un troisième tour social qui, en jouant volontairement hors des règles de la démocratie, se situe hors des règles de l'Etat de droit.

Merci Voxgalliae

PS : Avec beaucoup de sympathie néanmoins pour les chercheurs et étudiants qui ont perdu leurs travaux et le fruit de leur recherches