Le conseil constitutionnel s'oppose à la "parité" en entreprise
Par le conservateur, vendredi 17 mars 2006 à 20:27 :: Oppression des Libertés :: #182 :: rss
Bonne nouvelle ce soir sur le front de la liberté. Le conseil constitutionnel a dit non aujourd'hui à la mesure instaurant une obligation de 20 % de femmes dans les conseils d'administration. Cela ne veut pas dire que le conseil constitutionnel s'oppose aux quotas ou à la parité, mais reflète simplement la constitution qui interdit d'opérer des distinctions entre personnes - sauf pour les élections politiques.
Détrompez-vous, je suis tout à fait favorable à ce que le plus de femmes puissent accéder à des postes de responsabilité dans les entreprises.
Je pense - par intuition et sans preuves - que cela ne peut qu'apporter aux entreprises. Mais je constate également, comme c'est le cas en politique, que les candidates femmes ne sont pas si nombreuses. Si vous ne verrez pratiquement jamais un homme refuser une promotion valorisante, mais accompagnée de contraintes, cela arrive plus souvent à des femmes. Si travailler et faire carrière est une liberté pour la femme, concilier ce travail à la vie de famille en est une également. C'est même un devoir - en tant que citoyen et chrétien la vie de famille en est un (et oui, c'est réac, mais que voulez-vous, le bon sens refuse de mourir !)
La parité est une idéologie liberticide, une de ces fausses bonnes idées qui pavent le chemin de la servitude qu'empruntent les démocraties qui déclinent, et qui réduisent toujours plus le champ de liberté et d'opinion de l'individu. Tout quota est une restriction de la liberté, nuit à l'allocation des emplois en fonction du mérite, et contient un jugement moral. Il faut être malheureusement un jeune homme blanc (et catholique) comme je le suis pour s'en rendre compte. Tous les autres groupes, y compris des femmes très intelligentes, se laissent berçer par la perspective d'avantages en oubliant de réfléchir aux implications profondes de ces atteintes à la démocratie. Ne crions pas victoire trop tôt, toutefois, car il se pourrait bien que la constitution soit un jour modifiée pour remettre en rails les quotas.
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