Le New York Times prouve que Bush n'a pas menti sur les armes de destruction massive ...
Par le conservateur, mercredi 15 mars 2006 à 00:41 :: America :: #167 :: rss
S'il y a bien un sujet sur lequel on a tout lu et tout entendu, c'est bien celui des armes de destruction massive en Irak. Au point que la lassitude s'empare de nous dès que nous entendons ces trois mots ... Je m'en voudrais donc de vous être désagréable, mais lorsque le très anti-Bush New York Times nous prouve que le président George W.Bush n'a pas menti sur le sujet des armes de destruction massive, cela mérite un peu d'attention.
Dans un article paru le 12 mars intitulé "Even as U.S. Invaded, Hussein Saw Iraqi Unrest as Top Threat", et tiré de la déclassification progressive de documents récoltés en Irak, on peut apprendre, entre autre, que les principaux généraux de Saddam Hussein pensaient détenir des armes de destruction massive :
The Iraqi dictator was so secretive and kept information so compartmentalized that his top military leaders were stunned when he told them three months before the war that he had no weapons of mass destruction, and they were demoralized because they had counted on hidden stocks of poison gas or germ weapons for the nation's defense.
La stratégie de Saddam Hussein fut de convaincre sa population, les cadres du parti, mais aussi ses voisins, en particulier l'Iran, et les Etats-Unis, que l'Irak détenait des armes bactériologiques et chimiques, tout en nettoyant le terrain devant les inspecteurs. Une stratégie qui s'est retournée contre lui. Pourtant en 2003 Saddam Hussein ne pouvait prétendre ignorer que les Etats-Unis n'hésiteraient pas à passer à l'acte. En 1991 déjà, il avait commis cette erreur.
To ensure that Iraq would pass scrutiny by United Nations arms inspectors, Mr. Hussein ordered that they be given the access that they wanted. And he ordered a crash effort to scrub the country so the inspectors would not discover any vestiges of old unconventional weapons, no small concern in a nation that had once amassed an arsenal of chemical weapons, biological agents and Scud missiles, the Iraq survey group report said.
Mr. Hussein's compliance was not complete, though. Iraq's declarations to the United Nations covering what stocks of illicit weapons it had possessed and how it had disposed of them were old and had gaps. And Mr. Hussein would not allow his weapons scientists to leave the country, where United Nations officials could interview them outside the government's control.
Seeking to deter Iran and even enemies at home, the Iraqi dictator's goal was to cooperate with the inspectors while preserving some ambiguity about its unconventional weapons — a strategy General Hamdani, the Republican Guard commander, later dubbed in a television interview "deterrence by doubt".
That strategy led to mutual misperception. When Secretary of State Colin L. Powell addressed the Security Council in February 2003, he offered evidence from photographs and intercepted communications that the Iraqis were rushing to sanitize suspected weapons sites. Mr. Hussein's efforts to remove any residue from old unconventional weapons programs were viewed by the Americans as efforts to hide the weapons. The very steps the Iraqi government was taking to reduce the prospect of war were used against it, increasing the odds of a military confrontation.
Even some Iraqi officials were impressed by Mr. Powell's presentation. Abd al-Tawab Mullah Huwaish, who oversaw Iraq's military industry, thought he knew all the government's secrets. But Bush administration officials were so insistent that he began to question whether Iraq might have prohibited weapons after all.
Bien sûr la C.I.A. s'est laissée berner, mais il ressort clairement de ces documents que les théories du complot fondées sur un mensonge volontaire du président Bush et de son administration masquant des motifs inavouables sont sans fondement. Il reste toutefois à établir que la Syrie n'est pas impliquée dans un camouflage d'armes irakiennes.
Commentaires
1. Le mercredi 15 mars 2006 à 13:15, par bolgatanga
J'ai beau lire et relire l'article du New york Time je ne vois pas ce qui y prouve que Bush n'a pas menti au sujet des armes de destruction massives, on n'y parle que de la folie de Saddam Hussein.
Sans parler de complot, Paul Wolfowitz lui meme a admis une certaine forme de manipulation dans le choix de la présence d'ADM comme casus belli :
"The truth is that for reasons that have a lot to do with the U.S. government bureaucracy we settled on the one issue that everyone could agree on which was weapons of mass destruction as the core reason [..]"
(extrait de cette excellente interview: //www.scoop.co.nz/stories/WO0305/S00308.htm)
Les autres raisons citées par Wolfowitz étant le soutien au terrorisme (exact, parceque Saddam a subventionné les familles de kamikazes palestiniens, mais par contre un peu leger quant au lien avec AlQaeda), et les souffrances du peuple irakien (là encore, exact, et d'ailleurs certains politiciens francais comme Kouchner avait proposé que Chirac au lieu de s'opposer inutilement à une guerre visiblement inévitable choisisse de s'y rallier en selectionnant au moins la cause la plus juste).
Sinon pour ce qui est des ADM passées en Syrie, c'est un danger. Car des ADMs il y en avait effectivement en Irak, d'anciens stocks provenant des programmes vieux de 10 ans. Ces stocks étaient identifiés et surveillés par les inspecteurs de l'ONU et en cours de destruction. L'invasion de l'Irak a empêché les inspecteurs de continuer leur surveillance des sites. Aujourd'hui ils ont perdu la trace de certains stocks de gaz de combat et d'anthrax. C'est peut ête dans les mains de l'armée américaine mais on voit mal pourquoi elle ferait de la rétention d'information à ce sujet, on peut craindre que des trafiquants les aient subtilisées à la faveur de la pagaille de l'invasion puis exportées en Syrie ou en Iran.
2. Le mercredi 15 mars 2006 à 14:08, par woland :: site
le problème des adm est particulièrement complexe. Je me souviens d'un scandal l'année dernière aux USA car 1000 tonnes de tnt avaient disparues du controle des marines après les avoir découverts dans une cache. Or, une telle quantitée de tnt aurait pu être utilisée pour déclencher une explosion nucléaire. Donc savoir ou se trouve la vérité n'est pas si facile...
3. Le mercredi 15 mars 2006 à 21:43, par F
Bush n'a pas menti, il s'est trompé comme les dirigeants de la planète balladé par SH pendant des années sanguinaires... Le choix politique de mettre en avant les adm ne font que conforter mon point de vue.
Bush For ever
F
4. Le mercredi 15 mars 2006 à 22:02, par le conservateur
Bolgatanga,
vous avez (peut être) raison, car en effet l'article laisse ouvert plusieurs possibilités
- peut être que l'administration Bush croyait qu'il y avait des ADM, mais saisissait simplement ce prétexte pour liquider Saddam et son régime
- ou peut être que l'administration Bush savait ce que les principaux généraux de Saddam ignorait, c'est à dire l'absence d'ADM, mais utilisait quand même ce prétexte .. (je n'y crois pas trop, car le fait qu'on aie pas retrouvé d'ADM est difficile à gérer pour les américains en termes de communication, donc je pense qu'ils y croyaient dur comme fer)
on ne saura peut être jamais, mais il demeure que ces révélations montrent que l'affaire n'est pas si simple qu'on a voulu la décrire de notre côté de l'atlantique
voila une autre théorie possible : la France et l'Allemagne ignorait sincèrement si l'Irak avait des ADM mais faisait le pari que Bush n'oserait pas se mettre la communauté internationale à dos en attaquant
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