un climat culturel asservi à l'idéologie multiculturelle
Par le conservateur, vendredi 10 mars 2006 à 17:45 :: Arts & Culture :: #151 :: rss
Dans les pays du bloc de l'est, tout devait être asservi à un agenda politique : la glorification du socialisme et la diabolisation des classes réputées ennemies du peuple. Dans la france chiraquienne des années 2005-2006, c'est à la glorification du multiculturalisme et à la repentance permanente que le monde culturel et médiatique doit être asservi.
Voici quelques exemples que j'ai glâné, loin de l'exhaustivité qu'un tel sujet justifierait pour ne pas être taxé de paranoïa :
- pression politique pour la nomination d'un noir au JT de TF1 Ce n'est pas tant la nomination d'Harry Roselmack qui me chiffonne - qu'un noir présente le journal, cela m'est égal. C'est le fait qu'une telle nomination intervienne quelques semaines après que les plus hautes autorités de l'Etat aient demandé aux chaînes, rappelons le suite aux émeutes des banlieues, une plus grande diversité à la télé. France 3 a déjà suivi dans cette direction : aurons-nous bientôt des actualités 100% minorités visibles ? Notons que TF1 pratique déjà l'idéologie depuis belle lurette dans ces feuilletons aussi peu crédibles qu'ennuyeux en comparaison des excellents blockbusters américains. Suis-je le seul a avoir remarqué que le méchant était souvent blanc, et si possible bourgeois ou patron ? (j'exagère à peine).
- conférences sur l'esclavage au centre pompidou : "pour conjurer l'oubli et offrir quelques point d'ancrage à une mémoire collective qui reste à édifier". Il est évident que le centre pompidou est le lieu adéquat pour débattre de l'utilité de la loi Taubira.
- promotion de l'islam au Louvre : le nouveau département des antiquités islamiques du Louvre ne répond évidemment qu'à un agenda politique, car un tel département existe déjà, et il n'est pas le moins bien loti du musée, lorsque l'on pense par exemple à la sculpture médiévale européenne ou aux arts du haut moyen-age, carrément inexistant. Ce chantier s'accompagne depuis plusieurs années déjà d'une promotion de l'islam à la librairie du musée, comprenant un stand entier de livres consacrés non pas aux arts islamiques, ce qui est légitime, mais à la religion musulmane, ce qui en fait la religion la mieux représentée de la librairie puisque vous ne trouverez qu'une dizaine de livres seulement sur le christianisme, dont la moitié critiques (comme l'ouvrage du philosophe antique Celse "contre les chrétiens")
- le projet pharaonique du musée des arts premiers : bien sûr Paris avait besoin d'un musée pour acceuillir les collections du Palais de la Porte Dorée et du Musée de l'homme, menacées toutes deux de destruction comme tant d'objets que l'Etat veut absolument accaparer mais qui pourrissent dans les réserves des musées faute de budget et d'intérêt. Mais quelle justification, à part idéologique, à un projet aussi couteux et démesuré que celui du Quai Branly, qui coûtera 235 millions d'euros, soit pratiquement la dotation pour l'entretien du patrimoine architectural français en 2006, patrimoine qui se fissure partout en France ? N'oublions pas qu'il s'agit de la danseuse du président Chirac.
Chacun parmi vous, chers lecteurs et lectrices, je l'espère divers (;-) aura sur ce thème ces propres anecdotes.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que la France, qui est à la traine sur le plan de la création contemporaine et culturelle, et qui décline années après années comme place sur le marché de l'art, a besoin de tout sauf d'un tel asservissement politique de ses outils culturels. D'autant que notre population, présumée cultivée - en tout cas face aux vendeurs de voitures d'occasion américains, se trouve aujourd'hui sur le chemin d'un abêtissement culturel de masse, prise en tenaille par les agendas politiques de l'Education Nationale, des médias, et désormais des musées. Récemment c'est Jean Clair, qui n'est autre que le conservateur du Musée Picasso dans le marais, qui s'est fait remarquer dans le Figaro en affirmant que nous vivons dans «une société décervelée, écervelée, qui ne lit plus et ne veut rien savoir», victime d'un «effondrement symbolique généralisé».
Commentaires
1. Le samedi 11 mars 2006 à 21:16, par pepe.x
Un peuple conditionne pour disparaitre.
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