La Turquie a été invitée par le président en exercice autrichien de l'Union Européenne comme médiateur entre l'Occident et le monde musulman à la suite de la crise des caricatures. Il faut rappeller que la coalition gouvernementale en Autriche a retourné sa veste et supporte aujourd'hui la candidature turque. On imagine quelle pression et chantage ce pays a pu subir de la part des grandes nations pro-turques comme la France, l'Angleterre et l'Allemagne.

L'arrogance dont fait preuve la Turquie dans l'affaire des caricatures montre à quel point elle est persuadée, à force de nous voir capituler devant toutes ses exigences, que son entrée dans l'Union ne fait aucun doute, au point de laisser le consulat de France à Istanbul se faire caillasser.

A ce sujet, il est important de souligner que l'on ment à la population turque autant que l'on ment à la population européenne. Aux européens, on ment sur la nature réelle de la Turquie, son rôle trouble dans la déstabilisation des balkans, l'absence de liberté de culte effective qui fait que la Turquie n'a rien d'un pays laïc au sens européen du terme. Un prêtre ou un fidèle qui parlera de Jésus en dehors d'une église pourra être trainé en justice pour prosélytisme. Aux turcs, on ment sur ce qui les attend une fois dans l'Europe : obligation d'entériner le mariage gay et l'homoparentalité (dans les pipelines de Bruxelles), mille contraintes dans la vie quotidienne, ingérence de la cour de Luxembourg dans le problème kurde, etc.

Hat tip : the Brussels Journal

PS : ajout postérieur à l'article : suite à cette annonce dans le quotidien Politiken, le Jyllands-Posten déclare, citant le PM danois Rasmussen, que cette demande a été retirée (cf. commentaire ci-dessous)