60 jours de prison pour des années de viol !!
Par le conservateur, mercredi 1 février 2006 à 00:13 :: America :: #49 :: rss
Encore une histoire cauchemardesque venue d'outre altantique : dans l'Etat du Vermont Mark Hulett, un homme qui viola pendant quatre ans une fillette à partir de l'age de sept ans a été condamné à 60 jours de prison !!!
On croit rêver, et pourtant le juge Edward Cashman revendique son jugement en prétendant "qu'il ne croit plus aux peines de prison". Répugnant à traduire ce verbiage honteux - et paré qui plus est du masque de la vertu, je vous livre telle quelle son opinion : "The one message I want to get through is that anger doesn't solve anything. It just corrodes your soul".
Mais accrochez-vous, car ca n'est pas terminé : il ne s'agit pas d'un acte isolé, puisqu'une véritable coalition de juges s'est constituée autour de la théorie de "restorative justice", qui prône des peines minimales. Selon les tenants de cette théorie, la prison ne peut réinsérer les prisonniers, et la punition est en quelque sorte illégitime.
Cela fait des années que l'on sent dériver la justice entre les mains des progressistes : la France connaît, avec ses "juges rouges" et l'infame Syndicat de la Magistrature, des équivalents qui ne sont heureusement pas encore parvenus au même stade de folie.
Il me semble que le thème de la justice offre une grille de lecture idéale pour identifier les conservateurs et les progressistes (essayez avec vos amis ;) :
- un conservateur mettra l'accent sur la protection des biens et des personnes, et donc la nécessité de "sortir" de la société les criminels - c'est un devoir de la société et un signe de civilisation, car les plus faibles n'ont plus à craindre les plus forts
- un progressiste mettra l'accent avant tout sur la réinsertion du criminel, quitte à accepter une récidive "statistique".
Cela fait plusieurs années que j'ai l'intuition que la vision progressiste cache en réalité une véritable sympathie pour le criminel, le violeur, le terroriste, et un manque d'intérêt pour les victimes, voire carrément du mépris.
Certes la prison doit être améliorée, sans devenir un lieu agréable, car elle doit punir : il faut protéger les prisonnniers de l'influence néfaste des plus durs. Les éléments néfastes, tant pas leur idéologie - dont les islamistes - ou par leur comportement doivent être mis en l'écart des autres prisonniers, pour que la progressivité de la peine en rapport avec le délit ou le crime aie un sens.
La théorie "restorative justice" a "le mérite" de pousser au bout la logique de justice progressiste : la violence de l'Etat est illégitime, et la peine ne peut qu'empêcher la réinsertion. Le lien avec la crise de l'autorité est évident : celle du professeur, des parents, du policier, et maintenant du juge sont illégitimes et les progressistes n'auront de cesse d'affronter la moindre forme d'autorité, sauf évidemment, leur propre autorité moraliste telle qu'elle s'exprime dans les universités ou les médias qui sont leurs tribunes.
Sur un point, je rejoins les progressistes : "qui sommes-nous pour juger ?" disent-ils. Comme nous l'a enseigné le Christ, et si mon interprétation est correcte, il ne nous appartient pas de juger, en effet.
Seul Dieu juge in fine, la justice humaine, pour sa part, n'a qu'un seul objectif : protéger les honnêtes citoyens et la société en enfermant ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas respecter les règles.
Pour en revenir à l'affaire, la sentence en date du 4 janvier a déclenché, on l'imagine, une forte polémique aux Etats-Unis, certains intellectuels et politiciens prenant la défense du juge. Heureusement, devant le tollé et sous la pression de certains médias, dont celle de Bill O'Reilly qui en a fait le sujet de son excellente émission 'the O'Reilly Factor' sur Fox News, elle a été cassée depuis, mais le juge Cashman ne se rétracte toujours pas. Une affaire à suivre.
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